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Des promesses, toujours des promesses (d’optimisation)
L’application web Surfer SEO est-elle un bon outil de référencement et de rédaction web optimisée ?
Mon avis après 6 mois d’utilisation tient en un mot : oui et non !
En effet les articles écrits avec Surfer SEO – ceux à qui celui-ci donne des notes meilleures qu’à toute la concurrence – ne rankent pas sur Google, preuve que le logiciel est basé sur une fausse théorie du SEO.
[Article mis à jour le 17 avril 2024]
Depuis janvier 2022 (j’écris ceci en mai), j’utilise au quotidien l’application web Surfer SEO.
J’en ai entendu parler dans une vidéo de Sam Oh sur la chaîne Youtube d’Ahrefs.
Comme j’utilisais déjà divers outils d’optimisation SEO de la rédaction web, comme Yourtext.guru, AnswerThePublic, ou 1.fr, j’ai eu envie d’essayer.
Il faut dire que le discours commercial de Surfer sur son site apparaissait plutôt convaincant :
Rank Your Content With the Power of A.I.
Rise to the 1st page of Google with less than 30 minutes of Surfer optimization.
Create Excellent Content That Ranks on the First Page of Google.
Blablablablablabla.
Bla.
Paroles, paroles, paroles
Au départ, j’étais enthousiaste : une interface agréable, des outils nouveaux intégrant directement une liste de mots-clés choisis, facilitant beaucoup la rédaction.
Pendant des mois, j’ai pondu du texte au kilomètre avec Surfer SEO, avec des pointes à 7000 mots par jour. (Je rigole pas.)
Seulement maintenant, après 5 mois d’expérience, je commence sérieusement à déchanter. Ranker premier sur Google, qu’ils disaient (objectif futile à mon avis). Eh bien ce n’est pas ce que je constate. Des dizaines d’articles qui récoltent d’excellentes notes dans Surfer, ne rankent en fait pas du tout sur Google.
Retour d’expérience sur la rédaction web d’un article
Par exemple, j’ai écrit un article sur le thème du Télésoin, une pratique médicale à distance.
C’est un mot-clé peu cherché : Ahrefs (dont les données sont largement fausses) me donne un volume mensuel de 250 recherches environ. Ainsi, même en se classant 1er d’une telle requête, on ne peut guère espérer récolter qu’environ 30% du trafic mensuel total, soit environ 80 clics par mois.
Sur Surfer SEO, mon article une fois rédigé et illustré récolte la note merveilleuse de 95/100, me laissant croire que je vais « dominer la SERP » tout comme Alexandre a écrabouillé la Perse.

J’ai publié cet article le 14 février 2022. Je dois préciser, c’est important, que je l’ai publié sur un site nouveau-né : aucune autorité, aucune ancienneté du domaine, aucun historique de trafic, une poignée de backlinks de peu de valeur, bref : un site quasiment vierge.
Evidemment, je ne peux pas espérer ranker rapidement en partant d’un tel site ; pourtant, j’y ai publié d’autres articles dont un, de niche aussi, qui lui ranke beaucoup mieux, se classe dans le top 10 et m’a ramené quelques centaines de visites depuis sa création, preuve que la faiblesse du domaine ne suffit pas à expliquer le mauvais résultat d’une rédaction web.
Aujourd’hui 12 mai 2022, voici les stats de Google pour cet article. En bref : 2 clics en 3 mois, pour une position moyenne absolument ridicule de 72,6.

Quand je regarde les résultats de cette page par requêtes, je découvre qu’elle ne se positionne que sur 3 mots-clés en tout et pour tout, alors que la pseudo-optimisation avec Surfer SEO laisse croire qu’on va au minimum pouvoir ranker sur de la longue traîne.

Là, on voit que la position de mon article sur le mot-clé Télésoin est encore pire que la position moyenne de l’article : 79,4 sur le mot-clé principal.
Liste d’autres résultats décevants de la pseudo-optimisation avec Surfer SEO
Dans l’exemple ci-dessus, on pourrait se dire que ça ranke pas pour maintes raisons étrangères à la qualité du contenu :
- site trop jeune
- domaine trop sensible, concerné par la Medic Update, considéré trop YMYL (your money your life) par Google
Pourtant, les résultats sont à peu près similaires sur d’autres articles que j’ai publiés sur d’autres sites, dont certains ont de l’autorité ou marchent bien globalement.
Très souvent, la note que donne Surfer à un article ne permet en rien de prédire son classement.
Quelques autres exemples :
| Note Surfer SEO sur 100 | Position moyenne ces 3 derniers mois d’après Google Search Console |
|---|---|
| 82 | Même pas indexé, après 3 mois |
| 89 | 86è |
| 83 | Même pas indexé (sur un domaine qui existe depuis 12 ans et fait 800 visites par jour) |
| 83 | 22è pour le mot-clé, 79è pour son article |
| 81 | 40è sur l’article, 20è à 40è sur des variantes du mot-clé |
| 81 | Cet article existait déjà et je l’ai « optimisé » avec l’Audit de Surfer. Bilan : aucun effet |
| 83 | Même pas indexé |
| 89 | L’article était 10è en moyenne, existait depuis des années. Je l’ai « optimisé » : aucun effet. |
Voilà un peu le résultat. On dirait le bilan économique d’un dirigeant soviétique !!!
C’est du grand n’importe quoi.
Dans presque tous les cas cités ci-dessus, empruntés à des articles publiés sur 4 sites différents, Surfer me fait croire que mon article domine la SERP en termes de qualité éditoriale, et que l’article va bien se classer. C’est du pipo intégral.
Je précise bien que :
- je ne fais JAMAIS de plagiat
- je ne fais pas de bourrage de mots-clés
- je n’emploie aucune technique black hat ni grey hat, ni rien de malhonnête
- j’ai fait une carrière littéraire pendant 15 ans, suis l’auteur de 6 livres publiés, ai gagné 2 bourses d’écriture nationales, ai enseigné l’écriture narrative : je sais écrire, ce n’est pas mon incompétence qui explique la non-indexation ni les mauvais résultats de mes articles
- aucun des mots-clés sur lesquels j’ai essayé de ranker n’était très concurrentiel, au contraire : c’est uniquement des mots-clés ayant une difficulté au niveau de la faiblesse de mes domaines (mon plus gros DA est de 28), donc une KD entre 0 et 20 en général, donc ça n’explique pas non plus mon échec
Bref, rien ne justifie, de mon côté, que mes articles soient si mal classés ou même pas indexés. D’autres de mes articles, écrits spontanément sans outils SEO, se classent dans le top 10 sur leurs thèmes depuis des années…
Bref, c’est vraiment cette optimisation Surfer SEO qui n’en a que le nom : ça n’optimise rien du tout.
Les petits bugs agaçants
Disons-le tout net : Surfer SEO fonctionne bien dans l’ensemble – techniquement parlant.
Pendant les mois où je l’ai utilisé, 0 jour de panne, jamais d’indisponibilité.
Les bugs que je vais signaler ci-après sont donc plutôt de l’ordre du petit défaut que de la panne scandaleuse.
Mais pour le prix qu’on paye, ces défauts agaçants restent… agaçants.
Rechargements intempestifs
Un truc très agaçant : Surfer se recharge régulièrement, sans nous demander notre avis. On est en train de rédiger une phrase et la page se relance. Je giflerais l’écran à chaque fois.
On n’y perd aucune donnée, l’interruption ne dure qu’une seconde. On doit scroller pour retrouver où on en était, et c’est reparti. N’empêche, ça a le don de me hérisser les poils.
Mauvaise prise en compte du français
Conçu d’abord en anglais par des développeurs apparemment polonais, Surfer SEO permet d’utiliser, apparemment, déjà pas mal de langues, dont le français.
Sauf que les rédacteurs français s’apercevront vite que Surfer n’a pas été fait pour eux : en effet, l’application ne sait pas gérer les apostrophes.
Donc, quand elle nous dit d’écrire, par exemple, le mot « étoile », elle ne considère pas qu’on a rédigé ce mot quand on a tapé « l’étoile ».
Et donc le Content Score ne monte pas autant qu’il devrait, même si ce problème reste infime et ne changera rien à comment Google voit notre page.
J’ai signalé ce problème aux développeurs de Surfer SEO. On m’a répondu qu’on y réfléchirait. Depuis 3 mois, le problème demeure ; j’ai comme l’impression qu’on m’ignore, parfois.
Des suggestions débiles de mots-clés
Bien digne de son statut de programme informatique qui ne comprend pas un mot de ce qu’il « analyse », Surfer SEO nous propose une liste de suggestions de mots-clés, à utiliser dans nos textes.
Ces mots, il les a trouvés en agglutinant les textes qu’il a jugé les meilleurs puis en faisant, après nettoyage des mots vides (mots de liaison etc) une simple analyse de fréquence.
Et systématiquement, cet programme peu intelligent nous propose d’intégrer à nos articles des mots-clés comme « menu », « navigation », ou quand la requête est commerciale ou transactionnelle, des mots comme « livraison », « panier ».
Evidemment, il est tout à fait déconseillé d’appliquer ces suggestions absurdes de Surfer SEO.
Corollaire : le Content Score étant basé sur le respect de ces injonctions absurdes, n’avoir pas une trop bonne note pourrait s’avérer une excellente initiative ! Avertissement à tous les moutons bêlants qui préfèrent écouter un logiciel plutôt que leur cerveau.
Une fonctionnalité douteuse : la combinaison avec Jasper / Jarvis
Dès le départ, j’étais sceptique en voyant la page d’accueil de Surfer SEO afficher la perspective mirobolante de booster sa productivité en combinant Surfer avec Jasper et Jarvis.
Comme Saint Thomas, ne croyant que ce que je vois, j’ai voulu tester.
J’ai pris un forfait chéro chez Jasper. J’ai fait quelques tests. J’ai pouffé de rire, j’ai aussi ri de moi d’avoir été naïf au point de croire qu’une IA pourrait écrire à ma place. C’était avant l’irruption de ChatGPT mais rien n’a changé : l’IA n’écrit toujours pas de manière réellement pertinente !
Soyons sérieux : cette mauvaise IA qu’est Jasper / Jarvis ne sert strictement à rien qu’à perdre son temps et ses nerfs ; le combiner avec Surfer SEO ne sera pas plus utile que de monter une montgolfière sur un âne mort.
Un attrape-ego
Pour accrocher ses clients et les garder abonnés, Surfer SEO utilise entre autres techniques malines l’incitation à la certification : ils nous invitent, par email, à certifier nos compétences dans l’utilisation de leur logiciel.
Avec l’idée implicite, assez perverse, qu’une certification brossera notre narcissisme dans le sens du poil, suffisamment pour nous faire baisser notre garde et oublier l’échec flagrant du logiciel.
Me voilà donc certifié, diplômé, d’une application qui vend du rêve.

Sur le nuage où j’habite, il y a des Bisounours bleus, des Bisounours roses, des Bisounours jaunes, et tout le monde est heureux et partage gaiement la première place sur Google !
Les erreurs fondamentales
Pourquoi Surfer SEO ne tient-il pas ses promesses ?
Franchement, je ne sais pas.
Je ne peux pas mentir et prétendre que je sais.
Je crois qu’en SEO, même les meilleurs experts n’y comprennent rien ; car personne à part les ingénieurs de Google ne connait en détail le fonctionnement des dizaines d’algorithmes qui font qu’un texte se classe bien ou pas.
Je pense que fondamentalement, Surfer SEO est basé sur une théorie du SEO sémantique qui est juste largement fausse.
Aucune prise en compte de l’autorité de domaine
Une force de Surfer SEO est qu’il repose essentiellement sur la qualité rédactionnelle, ou ce qu’il considère comme tel.
Il nous donne donc sa note, le Content Score, sur la base de son analyse de notre rédaction, comparée à la SERP.
Sauf que cette force est aussi une faiblesse, car ce faisant, Surfer nous induit en erreur. Il nous laisse penser que la bonne note « sémantique » suffira à ranker. Or, pas du tout : l’influence du domaine semble être, dans de nombreux cas, largement supérieur à la qualité rédactionnelle.
Très souvent je constate dans les analyses de Surfer SEO que des articles ayant des notes rédactionnelles piteuses se classent en tête, tout simplement parce que leur domaine est très fort.
Considérons justement cette analyse de la SERP sur le mot-clé Télésoin : on constate que j’affrontais une très forte concurrence.

On voit bien en examinant les données de Surfer qu’il y a un gros Schmilblick dans ses concepts opératoires.
Cette liste de sites est la SERP de Google sur ce mot-clé.
La première colonne à droite donne les Content Score selon Surfer SEO, de 0 à 100.
La seconde colonne donne l’autorité de domaine selon Surfer, de 1 à 10.
Si ces deux indicateurs sont censés expliquer les positions des sites web, alors pourquoi n’observe-t-on qu’une série d’aberrations ?
En effet, le résultat 8, qui vient du puissant site de l’ordre des médecins, obtient une force de domaine égale au résultat en 2è position, et obtient la 4ème meilleure note rédactionnelle. En tout logique, il devrait battre haut-la-main les résultats 3, 5, 6 et 7.
De même, le troisième résultat obtient une meilleure note que le résultat 2 sur ses deux indicateurs, donc pourquoi est-il derrière, où est la logique ?
Ces erreurs flagrantes montrent que Surfer SEO n’est qu’un instrument de pilotage imprécis, et que ses indicateurs ne reflètent pas fidèlement la manière dont Google classe les pages web.
Vous vous souvenez de leur slogan ? Rankez grâce à une IA ? Une fois de plus, cette intelligence artificielle ne fait que masquer l’erreur humaine : une vaine promesse pour gagner de l’argent cyniquement en vendant du rêve à des naïfs.
Une fausse conception du SEO
Au fond du fond, quand on observe comment fonctionne Surfer SEO, sur quels concepts il repose, on s’aperçoit que sa conception du SEO a quelque chose de périmé, et même de faux.
Il est au fond basé sur la théorie du SEO sémantique, dont mes tests ont montré qu’elle est largement fausse ou surinterprétée ou comprise de travers.
Il a beau mettre en avant ses fonctionnalités de « natural language processing« , il ne processe en réalité pas grand-chose du langage naturel.
L’idée de Surfer SEO tient en une phrase simple : pour ranker dans le top 10, fais tout comme le top 10.
Surfer SEO fait une analyse rédactionnelle de la SERP, élimine les résultats dont il juge les notes trop basse, sélectionne uniquement les articles qu’il juge de bonne qualité rédactionnelle, et demande ensuite au rédacteur de s’aligner sur tous les paramètres statistiques :
- le nombre de mots total de l’article
- le nombre de répétitions de chaque mot-clé
- le nombre d’images
- le nombre de liens entrants
- etc
L’idée semble frappée au coin du bon sens, sauf qu’en fait elle est probablement fondamentalement fausse.
On ne bat pas la SERP en faisant une synthèse de la SERP.
On n’a pas la meilleure note de la classe en reprenant les mêmes mots que les 10 meilleurs de la classe.
Il se pourrait même que la pseudo-optimisation qui consiste à reprendre le vocabulaire le plus utilisé par les sites du top 10 puisse expliquer l’étrange résultat que j’ai constaté, à savoir que des articles soi-disant « optimisés » et battant la SERP à plates coutures ne sont même pas indexés par Google, qui y voit peut-être (??) trop de proximité sémantique et une forme de plagiat ?
En réalité la fascination et la confiance aveugle en les pouvoirs de l’intelligence artificielle font oublier au rédacteur que la qualité rédactionnelle ne peut pas se résumer en quelque chose d’aussi bête que la keyword density (la densité de mots-clés – j’ai fait des tests SEO à ce sujet pour cesser de croire n’importe quoi), alors qu’on sait que depuis des mises à jour de l’algorithme de Google comme BERT et la Médic Update, Google est passé depuis des années à autre chose que du bourrage de mots-clés.
On dirait bien que Surfer SEO est conçu pour plaire au Google de 2010 ou 2015, avant RankBrain, Bert et Helpful Content, mais pas celui de 2024.
Et on dirait bien que Surfer se plante complètement sur ce que c’est que d’écraser la SERP : ce n’est pas faire pareil, c’est réellement faire mieux.
Ecrire mieux.
Fouiller plus.
Illustrer mieux.
Argumenter plus en détail, enquêter plus en profondeur, informer plus large.
Inventer, innover, faire original, plutôt que copier, imiter, plagier.
Faut-il abandonner Surfer SEO ?
Alors, faut-il jeter Surfer SEO sur la collinne des illusions perdues ?
Si vous êtes grand débutant, je dirais que Surfer peut vous éduquer à une rédaction riche en termes de champ sémantique.
Si vous savez déjà écrire pour le web, je pense que vous pouvez totalement vous passer de Surfer SEO – et de tout autre outil similaire.
Trompeur, mais éducatif…
Les indicateurs de Surfer SEO se trompent et nous induisent en erreur, mais tout comme les données moyennement fiables d’Ahrefs ou même de Google en personne, un mauvais indicateur vaut mieux que pas d’indicateur du tout.
Les conseils d’écriture de Surfer ne permettent pas forcément d’atteindre le top 10 de la SERP, n’empêche que cette interface reste utile et que les propositions de vocabulaire ont de la pertinence, même s’il ne faut pas les suivre aveuglément.
Je dirais pour conclure que, passée la déception et l’amertume qui résultent d’une énième forme, finalement banale, d’entourloupe marketing, Surfer SEO reste un outil utile et agréable :
- il fournit en un clin d’œil une analyse des tailles des articles du top 10 de la SERP, de leurs mots-clés, de leurs autorités de domaines
- il offre un cadre d’écriture stimulant, à prendre avec des pincettes, mais mieux que rien
Est-ce que cela vaut 70 dollars par mois ? Chacun jugera.
Aucun logiciel ne remplace un vrai rédacteur humain
En même temps, il ne remplace ni ne compense l’absence des qualités que tout rédacteur doit avoir :
- une vraie capacité de synthèse, au-delà de la forme des mots ;
- un esprit critique développé ;
- une grande créativité ;
- une maitrise du langage et de la pensée.
Pour ma part, je vais reprendre ma logique à moi, mon style de SEO à moi : je pense que le meilleur SEO qu’on puisse faire est d’écrire honnêtement, en y mettant cœur et passion, sans trop se soucier de ce qu’en disent les outils SEO.
Cela ne m’empêche pas de chercher attentivement mes mots-clés, d’étudier le domaine avec Ahrefs, d’analyser la SERP. Mais l’essentiel je crois est de produire quelque chose d’original, de neuf, pas de refaire ce que les meilleurs ont déjà fait.
Cerise sur le cake : je n’ai absolument pas cherché à optimiser cet article, je l’ai écrit assez spontanément sans le passer par Surfer SEO ni faire aucune étude de mots-clés préalable. Rankera, rankera pas ? Inch’Allah.
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